toto_home_ptLe dernier album de Totó la Momposina s’inscrit dans la continuité de son travail. Avec  le CD ‘La Bodega’, la chanteuse de la côte caribéenne de la Colombie, fête ses cinquante ans dans la musique

 

Représentante de la quatrième génération d’une famille de musiciens colombiens, Totó la Momposina est en train de fêter ses cinquante ans dans la chanson.  Un nouvel album, La Bodega, sorti  récemment, marque cet anniversaire.

toto_appui_001Lancée au niveau international en 1993 par Peter Gabriel, Totó est devenue l’une des porte-drapeaux de la world music. Pour preuve, il y a deux ans elle a obtenu le prix Womex.

Mais dans sa Colombie natale, la Momposina a cultivé depuis toujours  les rythmes populaires de son pays, qu’elle connaît si bien. La cumbia, le vallenato ou le porro n’ont pas de secrets pour cette chanteuse de voix puissante et forte personnalité.

toto_appui_002De son arrière grand père Sixto, Totó a hérité une large connaissance musicale, très ancrée dans la tradition. Maître de la bandola, Sixto a donné à sa petite-fille le goût des cordes. Elle les a incorporés   à sa musique « par intuition », comme elle se plaît à dire.

Plus tard, grâce à ses cours au Conservatoire de Bogotá et à son passage par l’université française, elle a marié la chanson populaire colombienne à d’autres musiques.

 toto_appui_004Au départ, la musique de Toto, que ce soit le vallenato ou la cumbia, n’était pas appréciée   à sa juste valeur en Colombie.  La consécration de l’artiste est arrivée grâce à l’invitation de l’écrivain Gabriel García Márquez à jouer à Stockholm, en 1982, lors de la remise de son Prix Nobel de Littérature.

Le dernier album de Totó,‘La Bodega’, a nécessité quatre ans de préparation.  La chanteuse  estime que c’est la continuation de son CD ‘Pacantó’ (2000). C’est un disque où dominent les rythmes de la région colombienne des Caraïbes. Une fois de plus, Totó refuse de faire des concessions à la mode.