‘Chucho’s Steps’, dernier CD de Chucho Valdés

‘Chucho’s Steps’ : Dans cet album, le fondateur de Irakere se lance dans une sorte de contrepoint entre la culture musicale cubaine et celle du jazz
La critique s’accorde à dire que le dernier album du plus grand pianiste cubain, ‘Chucho’s Steps’ (World Village/Harmonia Mundi) marque un tournant dans la carrière du fondateur du groupe Irakere.
Chucho Valdés y mêle savamment hard bop, jazz modal, free jazz et musique cubaine traditionnelle. Résultat : un latin jazz marqué de l’empreinte personnelle et de la culturelle de ce géant de la fusion des rythmes latino et du jazz. Avec lui, on parle de jazz afro-cubain.
Chucho Valdés c’est 40 ans de carrière, 31 albums, 6 Grammy Awards et une connaissance profonde du jazz, qui a toujours imprégné sa musique.
Dans cet opus, aux côtés du groupe ‘The Afro-Cuban Messengers’, il décline ses références (Coltrane, Cole Porter, Gershwin, Branford Marsalis et Zawinul) à la sauce cubaine : il mêle les échos et le swing du jazz aux notes de guaracha, cha cha cha, mambo ou danzón. Déjà le titre de l’album est en soi une référence à Coltrane (‘Giant’s Steps’).
Le esprit de liberté du jazz conduit le musicien tout naturellement à l’improvisation ; une improvisation dont la base, plus que solide, est la connaissance approfondie de deux univers culturels, le sien et celui du jazz.
Chucho Valdés fait appel à toutes ses ressources, dans le but de donner à sa musique un air spontané, libre ; mais au fond, cet exercice très réussi implique de connaissances musicales extraordinaires sous une façade de simplicité.
En tournée aux Etats-Unis, Chucho Valdés a récemment déclaré : « J’aime beaucoup cet album, c’est un échantillon de ce que nous sommes en train de faire en ce moment, des nouveaux mélanges artistiques de musique afro-cubaine et du jazz … C’est un hommage à beaucoup de musiciens et tant le public que la critique ont très bien réagi ». De même, il a ajouté que le danzón du CD était dédié à son père, Bebo.



